L’appartement était en train de se fissurer de plus belle et les moisissures mangeaient les insectes. Une aubaine pour l’araignée qui rêvait d’être entièrement nue et de concevoir un labyrinthe pour d’autres rêveries davantage ténébreuses ; ténébreuses mais malgré tout, d’après ce qu’on expliquait dans ce petit livre noir, virulentes.
Et parce qu’il avait été écrit par Satan en personne, dans ce grimoire il y avait des incantations encore plus ténébreuses qui lui avaient ôté sa force.
Sa force ? La somme de toutes les allures provocantes que je comptabilisais, enfermé dans ce studio qui s’agrandissait jusqu’à devenir un palace parisien… Et ce petit ouvrage diabolique ne s’arrêtait pas là : jusqu’à présent entravé par la magie blanche d’un sorcier oeuvrant pour le bien, son contenu, par les divers expériences qu’il rapportait, avait sinistrement bénéficié d’une mise à jour, à mettre en boite et en bobine tous les cauchemars insidieusement engendrés par l’araignée…
