Sous le lac il y avait les ruines de l’université de Kiev. Le lac, qu’une aura archaïque avait fait sommeiller dans le panier à écailles des rades à punk, se perdait dans les tréfonds des univers parallèles. Mais je diluais son eau boueuse qui dormait comme sa noirceur et ses nuits profanes pour en faire des cocktails.
Des cocktails que les esclaves du lac descendaient et que même la tournée des troquets les plus slaves n’aurait pas renié… Et tandis que sa lueur ambrée au petit matin n’apparaissait qu’aux yeux des influenceuses et des influenceurs, je tirais de son eau saumâtre un dérivé chimique et des réminiscences à écrouler tous les châteaux de sable. Et soudain sur le lac, l’horizon le transforma en soupe et abattu je quittais ses rivages et escaladais en rêve la façade d’une épave qui avait confondu les courbes du lac avec les méandres du Sahara Occidental…
