Poésie surréaliste NotesMat15

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Les crêtes himalayennes

Les phylactères fanfreluchaient des forces herculéennes mais les idées noires se modéraient pour dénouer l’intrigue de ce bouquin, une intrigue classe en noir sidéral ou en or rose…

Des idées noires qui s’échangeaient des bizarreries démentes, comme la fois où, en rêvant, je plébiscitais la verve des soudures alpines, leur rechute qui plongeait comme les univers kafkaïens qu’elles avaient fait naître… Des univers qui avaient fait pleuvoir la finitude des cimes, qui blasphémaient tous nos souvenirs et qui mettaient malgré tout fin à la guerre. Cependant, le ciel restait noir. Et toutes les matrices se dévergondaient en cachant leur intériorité qui aurait filé à l’anglaise sans être débusqué si les phylactères s’étaient dissimulés sous les racines des baobabs. Leur poudre noire qui, en obscurcissant l’astucieuse obscurité, n’avait plus de raison d’être…

Alors pour faire bouger les ombres dehors et toutes ces forces herculéennes quand les baobabs ployaient, l’intrigue de ce roman se perdait à présent dans les ruelles noires de Karachi. À la fin il ne restait qu’une fantasmagorique vision trouble pour accueillir les championnats d’échecs internationaux et pour savonner les pistes de danse, comme au temps jadis où les éléphants réapprenaient à marcher sur les crêtes himalayennes !