Les cieux en robe d’araignée avaient disparu, la bûche à la graisse de mammouth pour Noël aussi. L’amnésie ravageait aussi les cerveaux ; leur longue lutte pour ne pas sombrer encore plus avait dessiné des villes tentaculaires sur des milliers de kilomètres mais ce n’était peut-être que le début d’une genèse de névropathe. Sûrement aussi le commencement où l’on se terrait dans les cavernes en ces temps apocalyptiques jusqu’à en devenir fou, à en écrire exclusivement en morse, jusqu’à broyer et distiller ce qu’on retirait de nos épuisettes pour en faire un châteauneuf-du-pape : un cru précieux qui était prédisposé à nous écloper quand on partait en vrille et se quittait sur des malentendus fantasmagoriques !
