Orientées de façon à dessiner un cercle, ce cercle représentant le hasard et prêchant l’anarchie, les filles cachées de la Joconde avaient abonni leur formol avec les doigts et les ongles des affreux sycophantes ; je les avais aperçus, après être allé jusqu’au bout du tunnel tandis qu’on glosait à la télé sur l’inefficacité des recherches, depuis leur disparition.
Sur leur trente-et-un, les Rolls-Royce avaient peur de ces grands brasiers qu’elles allumaient, sans doute, uniquement pour affirmer la place du feu. Ce feu, dans les ténèbres pour honorer tout ce temps perdu à rester sage et conformiste… et à cette époque où elles étaient tellement belles, tellement jeunes, tellement folles au point de cristalliser même les faisceaux crépusculaires, j’effleurais leurs mains et leurs visages, et leur étrange paupière s’ouvrit sur un œil rouge de type lapon.
