Poésie surréaliste NotesMat15

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Ombres et mystère pour Marie Stuart

À Brisbane, en délogeant les machines et en disjonctant leurs courts-circuits qui avaient subtilement perturbé l’ébauche de cette peinture sur le chevalet féerique, je mélangeais les genres et les styles pour que les pierres de Rosette ne soient pas à jamais perdues.

À New-York, ces machines donnant l’impression tout aussi féerique que Noël n’existait pas, j’égrénais, ici et là, l’altérité des méridiens ; des méridiens qui plaçaient cette ville parmi le top cinquante des cités au niveau des Annonciations et des jours de Carême sévèrement endeuillés… Et qu’on avait, par leur représentation sur ce même chevalet, exposé, n’étant pas capable de comprendre les lois gravitationnelles uniques que cette oeuvre d’art avait enfanté.

Enfin, à Las Vegas, les ventes de Tamagotchi à la sauvette nous rappelaient qu’il n’y avait pas mieux que Saint Pierre et des univers grappillant le temps perdu, pour nous bercer et inspirer cet air marin… et qui ne venait pas de l’océan mais de ces sanctuaires tellement perchés en hauteur qu’on devait superposer des kyrielles de tréteaux pour les visiter. Et accessoirement prier, devant les statues éléphantesques des comédiens, des malandrins qu’une chaîne d’ecclésiastiques avait outrageusement édifiées uniquement pour les beaux yeux de Marie Stuart !