Poésie surréaliste NotesMat15

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Ombre et mystères pour les voyelles d’Arthur Rimbaud

L’obscurité avait semé le doute sur l’échiquier tombant en poussière ; et ses Voyelles que le poète symboliste avait alambiquées, étaient arrivés à gaspiller toutes leurs forces spirituelles.
Même les vastitudes des phosphorescentes matières grises qui les cannibalisaient, ne pouvaient malgré tout abréger leur vie, même les violentes bastons qui ne s’arrêtaient pas à l’endroit où les ombres fusionnaient avec tout ce que nous allions découvrir par la suite, ne se passionnaient plus pour elles, et même notre propriété de Santa Barbara en Californie avait été abandonnée quand ces voyelles s’étaient changées en cendres. Des cendres qui étaient tombées en pluie parmi ces rectangles quadrillés mais ce n’était plus des échiquiers… alors on s’était frotté à d’autres décoctions et je me souviens, on avait galéré pour sortir du cercle des ombres ; des ombre qui avaient des dreadlocks et je pensais que leur mort soudaine et ténébreuse avait entériné nos bagarres dans les tunnels menant à Londres ou à Rio de Janeiro ; des raclées qui avait retrouvées leur côté burlesque au moment où les squats hideux contrastaient avec la douceur ouatée et artificielle des fêtes de fin d’année…