L’humble obscurité rouge pour voir scintiller ce qui devait lentement se matérialiser… Les dossiers et les livres sur le surnaturel pour saboter jusqu’à leur radical les défonces les plus psychédéliques ; la littérature et ses sobres observations pour repartir de zéro et faire dégénérer leur quintessence enivrante. Une huile de carter rouge pour inactiver les courts-circuits des appareils Kodaks ; des léthargies malveillantes pour que les Sociétés de Géographie Maritime reçoivent enfin la lettre de Rimbaud.
Les tentacules des pieuvres ou les marées océaniques pour nouer deux cœurs ensablés ; des croisées et des croisades pour des rendez-vous amoureux dans une ville sainte, une ville sainte mais déchaînée. Et pour recracher le sang des hyènes qu’on a trop longtemps fait macérer dans nos gosiers, des orgasmes presque syllabiques, et pour papillonner sous un soleil de plomb impérial, un disque dur qui est caché au sein des mondes souterrains et qui se terre dans les hangars sales afin de limiter les nombreuses controverses effaçant ses envoûtements heuristiques. Puis la moiteur torride qui se décante de la surchauffe des ordinateurs à Bangkok et tant d’autres idées, que les rêves dessinent à la craie ou au fusain.
Et cette énigmatique maladie, touchant mystérieusement les joueurs d’échecs, et qui effraye les hémisphères endoloris et les urbaines légendes par tant de brouettées lunaires ; de la poussière d’or dans tes cheveux qui finira par lasser ou échauffer les esprits. Enfin la marmaille des dragons et des autres légendes venant du moyen-âge qui illuminera le ciel en brûlant dans les fours crématoires ; et tous ces fous qui ont fait enjamber la cité des naïades avec ce qu’il reste de leurs vilaines ruines…
