Pour turbiner le goût de ce café bien noir, l’innocence des faunes nageant dans la soupe aussi, on arrivait sans mal à définir l’âge mental de Némésis. Il restituait, ce café, leur poussière d’étoiles polaires, à toutes ces équations ; des étoiles polaires qui annihilaient leurs néants ou le feu de leur désir.
Et inlassablement le jour se levait encore, et la nuit comme le jour gardait son goût amer et suivait son cours en attendant patiemment que leurs pouvoirs extrasensoriels réapparaissent… malgré tout, en cette fin d’après-midi, où nous étions, Némésis et moi, dissimulés sous un ciel de jade, on partageait cette vague impression que l’euphorie après avoir bu notre café essayait d’imiter le vacarme du cosmos.
