Entre des constellations imaginaires qui se terminent par des débandades destructrices et ce trou à rats où les rêves s’éteignent, certes je ne suis pas arrivé à te raconter une histoire grunge ; mais les disques durs sauvegardant des dimanches en famille chiants et interminables en sont en partie responsables.
Entre les cieux presque absents et ce carré de limbes où je ne me souviens même plus d’avoir tracé les phrases précédentes, il y a cependant leur rythme syncopé, leur désespoir et leur spleen qui rougissent comme toutes ces voies lactées… alors d’autres jours de cette semaine imaginaire viendront, réchauffant la nuit seulement les larves.
Des larves que le peuple des pirogues et des danses dans la boue retrouve nues et couvertes par cet argile rouge ayant fait la renommée de leur territoire et de leur terrain quasiment systématiquement balayés par la pluie et le vent…
Même si je ne suis pas arrivé à te décrire comment les voies lactées en feu, les visions vertigineuses ont fini par échouer dans cette toile d’araignée hantant le plafond de ma cellule sans portes ni fenêtres, il y aura malgré tout cette peuplade de la boue pour que tu puisses te souvenir de leur lente mais folklorique procession ; ce carnaval à la fois grotesque et antique étant vieux comme le monde et qui sacrifie toujours toutes ces anémones de mer pour des offrandes à faire monter l’arôme fou des gouttes de pluie, à en devenir aussi aliéné que les jaunâtres orangs-outans !
