Était-ce la réincarnation de mes étranges vies en Afrique mystique ? Leur égérie pour les faire revenir à la vie, ces vies, avait enrôlé nos anciens ennemis, l’empereur aussi et son féal bien sûr aussi…
Mais à y regarder de plus près, pendant qu’elles s’enlisaient dans une guerre interminable et vouaient un véritable culte à leurs faciès plombés, les limbes du nouvel an, étreignant le végétal comme le minéral, réconciliaient tous ces mondes… leurs mondes qui avaient perfectionné la description des paysages olympiens, et qui savaient regarder et être reconnaissants quand le ciel redevenait soudain bleu… alors j’étais revenu dans cette cabane de joncs que nous avions construit quand nous étions enfants, à côté de sources rafraîchissantes l’été et j’ai oublié qu’elles touchaient bien trop le nerf central, qu’elles ne flattaient que les brutes et qu’elles n’avaient finalement pas beaucoup de vie, d’énergie spirituelle, et que je ne pourrais jamais me liquéfier avec elles dans les écumes ni brailler dans les rouleaux accouchant après la palissade du corral…
