D’énormes ragondins qui s’ébrouaient, galopaient et zigzaguaient, avaient presque fini de se liquéfier pour ensuite passer à une apparence davantage matérialisée… et il y avait aussi bien d’autres choses qui commençaient à revivifier nos paradis artificiels comme ce rififi, pourtant loin de la rive où les ragondins avaient disparu.
En tout cas, si c’était bientôt le nouvel an, les rongeurs pouvaient se targuer d’un don de médiumnité qu’ils avaient développé avec Napoléon pendant son exil à Sainte-Hélène. Du troisième œil des poètes, plus précisément. Que même les louanges ne pouvaient enfanter sans leur ombrageuse mais notable fertilité. Un sacrilège nous brouillant malgré tout avec nos ombres ; nos ombres qui changeaient seulement quand on ne connaissait pas nos visages et notre troisième bastion.
Notre troisième bastion ? Notre ultime et féroce forteresse où nos crânes de grès noir napoléonisaient des conceptualisations germant là où dorment et rêvent ceux qui ne vivent plus. Un fort aux environs d’Oslo, qui à première vue ne valait pas un rouble, mais qui pouvait revendiquer de nombreuses victoires. De nombreuses victoires à tel point que les univers à explorer, et même les héros de péplum, s’ils voulaient atteindre le nirvana, ne se risquaient pas à défier.
