Se dissoudre dans une vraie manne divine ou voler quelques pétales qui embaument les lèvres de la Déesse de Cythère. Ramasser dans une gadoue malsaine le ciel blanc, ses mantilles et ses manilles, ses matins pommadés, arrachés à la matrice, retrouver un nouveau style de vie plus sain, une antique sagesse, ou l’austère maîtrise de soi-même.
Et puis solitaire, transformer la solitude en désert de cendres, enchaîner les images que nos dictateurs manipulent opiniâtrement ainsi que leurs expressions, leur litanie de petites princesses au petit pois… Et par saccades jeter sur leur toison pubienne la peinture de ces fresques racontant des histoires complétement folles, des genèses se déroulant en huis-clos dans la chambre de la Joconde ; et boire la rosée que ces pétales de ciel blanc arrachés contiennent. Enfin s’autosuggestionner tout ce qui paraît invraisemblable et grimper comme un singe, après avoir pris des euphorisants, au sommet des plus grands séquoias en nouant leur faîte de guirlandes électriques qu’on ne voit que dans les cirques…
