Sa chevelure fantasque flottait au-dessus des cieux méditerranéens ; et même le refrain de Stéréo Total, et même les glapissements des ornithorynques ne semblaient déranger son sommeil qui devait durer plus de deux milles ans.
Et comme elle était en train de rêver, un rêve où l’on caramélisait des guimauves qu’une synesthésie magique associait avec la couleur bien grunge d’une nuit de pleine lune, je ne devais pas chômer pour les conceptualiser et les cylindrer sur cédéroms ses aventures aussi oniriques que rimbaldiennes ; on n’allait pas chômer non plus pour nous aguerrir à l’art martial des sabres laser que des éminences intergalactiques voulaient nous initier pour nous protéger des anticorps psychiques du rêveur…
Quand elle se réveilla enfin, elle me parla du dévouement lumineux de sa grand-mère mais aussi de cet oiseau qui, dans son rêve millénaire, baignait dans la grande marmite de rubis où l’Aneurysm de Kurt Cobain clabotait fastueusement.
Alors la nuit se dissipa, les rayons d’un soleil blanc perça de l’obscurité, et, je le savais déjà, il symbolisait tout ce que son impériale rêverie avait fait naître comme sensations vibrant sur de hautes fréquences sensorielles.
