Nous aurons dans notre hotte des dépouilles de cygne blanc et de goélands, multipliant les tentatives pour les rendre chèvres jour et nuit et pour nous assurer d’une progéniture, certes un peu hybride…
Nous aurons aussi au fond de nos bottes, des liasses de dollars, du papier journal où il y a des dessins de Gotlib et de la laine rapportée d’une lointaine planète et qui bluffera pas mal de darwinistes ébaudis. Et nous aurons le même faciès que le Prince de Sang Mêlé ; mais ce qui rendra psychédélique notre virée en ville, ou loin de cette terre nourricière, ne pourra plus électriser les ténèbres comme avant… cependant cette chose qu’on recherchera ardemment ressemblera sans doute à l’exil ou aux ébats de ces énormes ragondins s’ébrouant, galopant et zigzaguant au large de notre île onirique…
