Le secret est une drogue puissante.
C’était un dimanche après-midi de printemps. Des tréteaux étaient dressés le long de la Seine qui avait presque entièrement tout inondé depuis quelques mois.
Des amants – deux cadavres dont le squelette était étrangement imbriqué l’un à l’autre – semblaient avoir choisi ce lieu pour des noces funèbres ; un lieu particulier où il y avait des lithographies de Patagonie sur ce qu’il restait des murs en ruine longeant le fleuve et des dépôts de poussière s’accoutumant à tomber en cascade sur les cédéroms de Marilyn Manson que de vieilles malles contenaient, flottant au-dessus de ces eaux troubles ; et ce matin encore, tout avait pris une teinte dépressive comme notre roi en échec et mat et qu’un pélican hargneux harcelait…
Et avec les fientes noires de ce pélican au rire incoercible, on fabriquait et distillait l’Hélicéenne, en invoquant la puissance et la dangerosité surannée des coupe-gorges. Mais planqué dans un trou je recherchais toujours ce qui ressemblait à une perle pour accomplir la prophétie des sept galaxies, se situant presque toutes dans le placenta fuligineux de ce pélican !
