L’éveillé rêveur apprécie les veillées d’armes, la descente vertigineuse après la drogue sidérale et chaotique leur tracé logique aussi ; son rêve semble être aimanté par ce vide et par le secret qu’il détient. Et ça faisait un bail que la théologie du Feu s’est constellée de toutes ces routes s’étirant indéfiniment… mais pour l’éveillé rêveur elle a été entérinée.
Lorsqu’il joue des marches funèbres, les théologiens dont la ressemblance avec Huysmans leur confère une force exceptionnelle venant de ceux qui hantent les ténèbres, il fait et refait le grand jour des grands soirs ; cependant il sent bien que cette robustesse déconcertante qu’on ne prête qu’aux inlassables démons, cette solidité à toute épreuve, va en même temps précipiter leur perte. Ils se dédoublent alors, sous des faisceaux crépusculaires altérant les cieux liquoreux et, comme momifiés et immobilisés par cette fin de journée hésitante, ils claudiquent malgré tout avec leurs moignons, cherchant les champs magnétiques encore vierges, et qui s’octroient les possibilités des grands chemins ; des sentiers passant devant leurs stèles de marbre rose, d’une minéralogie cependant douteuse…
