Était-ce bientôt le temps de gagner de l’oseille en atteignant l’atlantique ou l’âge d’or pour fumer du haschisch et dérouiller au karaté les nombrilistes de la ville de Cuzco ?
À Cuzco où le va-et-vient des poulies, à se damner en remontant les berges d’une couleur semblable au jaune canari de l’aube, semblait suivre le mouvement des avant-gardistes de cette cité… Et qui ne se bornait pas uniquement à liquéfier tous les bouddhas du monde. Ces réincarnations musardant dans les rizières où des Précogs surnaturels mesuraient sagement le niveau des précipitations et se gardaient bien d’exacerber les polémiques récentes agitant ce pays.
Ces débats et ces idées dans la seule contrée restée encore calme et paisible, ne manquaient plus d’être précédés d’une étincelle mettant le feu aux poudres ; peu après un coup d’état avait été surmédiatisé sans commune mesure et plus tard après le feu et le sang on avait vu de pauvres errants chiner des lambeaux de vêtements, fouiller des poubelles ; bien souvent ils perdaient connaissance mais on les retrouvait hanter les quelques derniers comptoirs d’ivoire existant encore où ils s’échinaient à inventorier tout ce que notre petit groupe avait maraudé…
Enfin après bien des franchissements rituels de cercles vaudous on retrouvait ces vagabonds vociférant, perdus dans la ville tentaculaire, tenant une lanterne dans la plus totale obscurité ; mais il n’y avait plus rien à éclairer parmi toutes ces ruines… pourtant par instant, on croyait voir les lapis-lazulis de la porte du dernier sanctuaire encore debout briller et sur ses murs des affiches de l’intelligentsia du moment rivalisaient avec celles annonçant des films n’appartenant qu’au passé tels que le Projet Blair Witch…
