Après avoir reçu sur le crâne des tonnes de gravats se changeant très rapidement en or, j’émerge peu à peu ; un piège où l’ambre et ma noirceur s’associent, me retient captif. J’ouvre les yeux : de jeunes femmes qui, en me regardant sans rien dire, ne voient que du vide. Se reflétant dans une grande glace, des fils noirs courent sur moi, m’étranglant et sciant ma peau.
De l’encens brûle, et je devine, étant donné ce qu’il y a écrit sur des murs invisibles, que les fils noirs sont rassemblés et s’accumulent mais aussi passent en remplaçant les lignes téléphoniques, dans les égouts, à cet endroit qui se trouve exactement sous des palaces aux voûtes d’un bleu vénitien… Des scènes absurdes s’effilochent progressivement, se vident de substance, se perdent dans les coins et les recoins obscurs où même les Beautés des orgies romaines ne s’y attardent pas. Mais l’une de ces silhouettes, à mesure que je m’éveille, ressemble étrangement à ces statues en marbre blanc lorsque j’ai mis le feu aux Sanctuaires ; ainsi je dois être dans un rêve où j’expie mes erreurs et malgré la lamentable confusion dont je suis victime, je sais à présent que les images du cauchemar vont bientôt se déliter.
