Poésie surréaliste NotesMat15

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Les rivières de mai

Pour que l’or, l’ambre, l’encens, des palaces aux voûtes d’un bleu vénitien, s’épaississent, des silhouettes dessinées dans la craie et le fusain. Pour que les hommes et les femmes qui regardent dans la glace, ne voient que du vide, des murs ou ce qui reste de la ville ou d’un ring de catch, et des artistes de type Modigliani. Pour que les univers parallèles nazaréen s’évanouissent, les murs, ainsi que les chagrins et le trou noir, les élus, les êtres en question, qui convergent autour des sept rivières de janvier… pour que les rivières de mai délivrent leur hiatus, des montages novateurs, révolutionnaires même. Pour que des jours de la semaine, comme ce lundi, nous fassent entrevoir des lunes providentielles, des titres scabreux apparaissant sur tous les écrans. Pour que les essences et les substances gouttent comme des larmes d’absinthe, un rêveur, ses yeux brillent de désir, alors tout éclate soudain dans la poussière, pour que ses cendres se rebiffent et pour que les cendres de tous ces zonards qui n’ont pas respecté les doses s’entremêlent, ces potions permettant de se transformer en êtres prestidigitateurs.