Poésie surréaliste NotesMat15

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L’herbe du diable

Le secret est une drogue puissante. 

Sur ses étagères des revues de charme ou érotiques, et dans sa tombe des iguanes qui grouillaient par milliers ; leur animalité avait été formatée par ses films d’anticipation.

Des films qui côtoyaient les courts-métrages oniriques où toutes les formes fantasques d’association brûlaient d’un feu sacré… et dans sa yourte, comme pour nous désenvouter de ces dés qui avaient été jeté malgré tout, la colère des dieux évanescents préparait d’autres diableries, lancée dans une sorte d’activité perturbatrice et permanente qui jouait son dernier va-tout.

Dans ses méandres cérébraux, un oasien et fameux raccourci que des Pingouins dans les champs incendiaient afin que, par un beau matin d’hivers méchants, notre noble incarnation ne soit plus qu’un point lumineux sur les écrans d’ordinateurs ; et sur son écran d’ordinateur qui contrôlait les wagons impériaux, il avait décidé de formater nos rêves, tous organisés autour de l’herbe du diable, de cette chaîne de montage et de ses Chiffres providentiels…