« Commencer par rêver de vies antérieures qui grappillent notre temps perdu à élaborer des stratégies complexes sur les échiquiers, et qui macèrent dans les effluves et les londoniens pouvoirs de l’imagination ; imagination qui est toute sauf fantasmagorique mais qui a comme seule limite ou seule contrainte le désir de peindre un autre ciel… rêver aussi d’hanter ces ruines qui touchent enfin le ciel ou rêver d’avoir pour unique euphorisant la cathédrale de Messine ; se souvenir, après son sacrement, des planches anatomiques de l’utérus de la papesse et partir au pays où les oies sont rouges. »
« Apprendre à regarder et reposer sur un serpent sans fin, cracher sur les crânes de grès noir qui ont tous été immolés et préparer un nouvel ordre mondial qui dilapide ce qui lui reste de sa fortune certes respectable ; à la nuit tombée, émerger d’un nouveau cycle de vie et déranger cette fois ci l’humeur des cascades vandalisant ce qu’il n’y a plus en dessous… ne plus craindre l’heure du réveil, et substituer aux icônes de la mode leur charisme pour émerger du nombril de Dostoïevski. »
Faire preuve de la plus haute vigilance, et assombrir les visages, ces visages qui créent de moroses lignes de défaite et se baigner dans les deltas et les estuaires qui se jettent tous, nous le savons bien, à la périphérie des villes abandonnées ; créer un blog, rejeter en bloc ce qui charme leur implant (cette idée dans le placenta et la matrice suicidaire que les lointaines galaxies nous ont légué) puis à nouveau rêver de sauter en dehors de l’ancienne version onirique en boitillant sur les rails.
Rejoindre à pied ou à la nage l’ancienne plage de Wellington où d’autres versions oniriques brûlent comme des arbrisseaux après l’orage. Contenter les fans d’Hugo Pratt en imposant sa loi sur le cours du yen, et raconter l’évasion des muses sacrées.
Sur le béton marbré des citadelles millénaires et sur des centaines de kilomètres carrés, disposer des échiquiers, pour que le roi ou la dame passe au courant alternatif, amorcer les nouvelles odyssées qui, sur les pages de tous les manuscrits, zèbrent ce qu’il reste de notre virée vers l’ouest. Enfin musarder dans les champs de coton en réalisant que la submersion du Titanic s’est nouée au drame stylistique du Nautilus, respecter scrupuleusement le rituel de la Vodka qui s’organise en fait autour de tous ces défunts, aujourd’hui apaisés.
