Poésie surréaliste NotesMat15

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Les dieux évanescents

La colère des dieux évanescents finissant sur la jetée puis le matin se lève… leurs étranges paupières avaient enfanté des nécroses… et jurant par tous ces dieux immergés, au loin un éclatement rouge. Il exécrait les théologiens dont la ressemblance avec la grande et belle fille pubescente de ces dieux hybrides collait avec d’autres silhouettes planquées dans leur caisson de cryogénisation.
Ils baignaient dans un alcoolat où d’autres rêveurs se glissaient langoureusement, ils se savaient prédestinés à éveiller l’irréalité équatoriale et arrachés au sommeil du juste ils plaçaient leur société d’hydrocarbure à la fin de tous ces films qui avaient un goût de déjà-vu.
Ces intouchables auraient pu se retrouver dans une bible, la bible du Kâma-Sûtra. Sur des disquettes pour regarder la télévision, ils venaient d’absoudre les cercles littéraires, tous ces cercles qui s’accoquinaient dans les écrins nacrés ou tachetés de chewing-gum et tout ce qu’ils ne supportaient pas se retrouvait à envahir le monde de leur rêve. Alors ils renaissaient en nobles hérons ou en terribles idoles, et leur nidification, comme pour assainir les lieux, malmenait le calcaire où ils cachaient leur nid (des nids ou des marmites de rubis formant la Voie lactée) leur toile d’araignée aussi qui incommodait même ce froid glacial s’étant accoutumé à être jumelé avec les puissances médiumniques planant dans l’air de la Patagonie.