Des houles scabreuses qu’un trou noir contribue à exfiltrer confortablement et pour le bien-être des passagers d’un équipage de cosmonautes et pour le bon fonctionnement du navire de commerce intersidéral, sur terre les houles parfois se déchaînaient, d’autres fois flanchaient sans transition. J’effleurais de mes mains et de mes pieds leur écume, et en piochant dans la vase et les algues je découvris un écran nacré où une étrange paupière s’ouvrit. Il brûlait d’un feu euphorisant et je finis par distinguer un œil rouge.
J’étais perdu sur un îlot, et les lagunes tout comme les lagons s’illuminaient d’un soleil et des cris de hyènes lapones et malgré l’incessant passage des navires en goguette, j’étais condamné à rester l’unique roi de cette île et je savais que dans une autre vie mon double était l’un de ces dieux des porcs… Et les dorures de toutes les ailes des oiseaux semblaient même s’insurger de mon exil à la Robinson.
