Avant de passer la barrière de protection où j’avais abattu un sauvage plus audacieux que les autres, l’antre où la chose languide approchait ; une de ses ailes le long d’un corridor rocailleux s’était froissée et le drôle de monstre se replia en entrant et en s’enfermant dans ma nouvelle Rolls, on fit éclater à coups de parpaings le pare-brise et j’avais compris que maintenant nous étions sur les terres des sauvages parlant leur langage à eux ; la lanterne qu’on avait accroché à un mât d’un navire perdu sur la jetée illuminait la nuit et la Rolls, habillait des houles dangereuses.
Et tout en illuminant la nuit qu’un trou noir avait contribué à éclaircir, il y avait d’autres lanternes, d’autres chants d’Olmèques pour nous bercer et éliminer la bête, rampant plus pour très longtemps sur le béton. La rumeur de leur omniscience et de leur pouvoir à exfiltrer confortablement toutes ces équipes de sauvages s’étaient ébruité mais ils avaient échoué et s’étaient contentés de maltraiter nos statuettes de Krishna. Mais déjà l’océan devenait lactescent et avait inhumé de nombreux cosmonautes, uniquement pour diluer la terre ocre qu’il brassait dans les profondeurs ; au-dessus, des navires de commerce intersidéraux resquillaient leur place au soleil, comme ils n’étaient sans doute jugulés que par des marchands d’offrande, de rare fois se déchaînant et se congestionnant, mais bien souvent flanchant souvent sans raison.
