Poésie surréaliste NotesMat15

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Maldonne pour l’héritier des Flynn

En quête d’enchère et de sacerdoces occultes il y avait déjà eu maldonne quand la fin de tous les films se terminait par la vision surréaliste d’un puits sans fond.

Il y avait maldonne lorsqu’on se rappelait de la douleur et de la souffrance de leurs descendants.

Maldonne aussi pour la vodka qui coulait dans leur barbe, et maculait avec des taches le tapis de leur salon. Maldonne pour cette pleine lune s’accrochant à faire le pitre et ce lieu unique où même la fin des mots-clés s’amourachait silencieusement des pseudos réalités de la matrice et qui embarrassait tous les synopsis. Maldonne aussi pour l’océanienne exécution macabre et les exécutions dépêchées pour finir dans la boue ou le vide incessant et maldonne pour les seins noirs des Vénus de Laussel que l’humanité redécouvrait dans les ruines des citadelles cyniques ; des ruines plongeant dans les abysses que les démons, et les nymphes perdues parmi les ordures effaçaient… effaçaient à travers les âges en se confondant avec l’oracle des saltimbanques.

Maldonne pour les angoisses sales pour faire entrer dans ce cercle vertueux l’alter-égo de Baudelaire et embellir la mystérieuse laideur de cette guérilla qui avait duré ces sept derniers jours. 

Maldonne pour notre finitude brodant des parallèles que personne ne savait délier de leur sens, et les idées innombrables venant comme des intrus rageurs dans ce grand bureau de Washington. Maldonne pour les averses laissant sur la peau de l’orange sanguine des ruminations noires, ou des poils de ce marsupial mollusque, de ce chien-lézard renaissant uniquement en Océanie. Maldonne pour les cours d’assises qui se répandaient en paroles incohérentes. 

Et il y avait maldonne pour les guerriers de la route errant sans but, transis, essayant d’affronter la pluie, observant les allées et venue de ce beau monde qui s’immisçait dans les champs de colchiques, de bleuets et de coquelicots !