Poésie surréaliste NotesMat15

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La mer noire

Un étroit rectangle de lumière cantonnait la mer noire, sa colère et son odeur de Javel semblaient nous dire que dans les lagunes lapones le matin se levait…

À Wellington comme à Zanzibar, son sang était grenade et, pour la réhabituer aux somnifères, le « Gardien du Temple » la fit revenir au temps des nativités ; nativités qui contrôlaient tous les terrains du Koweït et qui devaient être volées aux grenades de la cave finissant sur la jetée.
La mer noire pouvait aussi tiédir, même dans la pénombre de ses profondeurs ça se battait pour avoir une place au froid. Les mollusques, par exemple, s’agglutinaient dans une marmaille de feuilles d’argile rouge, de coques de noix de coco et de racines, ressemblant à des joyaux imaginaires.
La mer noire jeûnait, la mer noire s’emmaillottait de rochers dépassant à peine de l’eau, ne s’exaltant que pour la coiffe en palmier tressé du Gardien Sacré, que j’estimais « haute de quatre-vingt centimètre » et que ses étranges paupières avaient calciné et ainsi enfanté des nécroses dans son crâne… Ses yeux tournés par ci par là comme un aveugle bienheureux, il était prêt à rejouer toute sa vie face à cette mystérieuse mer noire…