Des houles scabreuses qu’on regrette déjà lorsqu’on voit bleuir le seul trou noir contribuant à exfiltrer confortablement un équipage de cosmonaute ; des lettres qu’on s’écrit souvent pour décrier le bon fonctionnement du navire de commerce intersidéral, et l’océan qui lance sur nos terres la houle parfois se déchaînant, d’autres fois flanchant sans transition. Nos soupapes qu’on chloroforme dans le béton marbré s’étalant en long sous le soleil ; nos nuées de séditieux qu’on a perverti, en laissant tomber sournoisement une nuit verte sur Las Vegas et après avoir traversé Luna Park, l’épreuve du feu…
Des sourdines qui s’opacifient et ce qui va en même temps précipiter notre perte, des nymphos délurées comme autant de visages déconcertants mais dans le bouquin ces êtres solaires jouissent plus tôt que le grand chambardement. Et quand j’avais touché l’aspérité de sa couverture noire des flammèches m’entrelaçaient et autour de moi, s’effondrant ensuite comme les coupoles illuminées de mon terrier, les poètes gothiques s’étaient camouflés avec des ramées…
