Avec la chaleur des tropiques qui se vendaient comme l’irraisonnable levain, ou comme la rosace de Notre-Dame, le festin nu de Burroughs colorait nos paumettes d’une noirceur optimiste ; et avec ce soleil qui se diluait avec toute cette vie ayant complètement changé, il juxtaposait ses rouages avec les rouages d’une autre et vaste escroquerie.
Mais dans notre rêve, les fantasmes de ces solitaires qui se masturbaient entre deux menuiseries à la scie électrique, se confondaient avec les bénédictins oracles des saltimbanques ; et tout en s’égarant dans les disques durs des ordinateurs ou en s’enfonçant dans la nuit, ils revenaient nous hanter ou ne recherchaient que la fréquence vibratoire et spirituelle d’une simple feuille. Qui autrefois était la composante vitale d’un majestueux arbre.
Et après le festin nu de Burroughs, la déesse des sangliers se dénudait et après ce vide aussi incessant que lamentable, elle effaçait les songes offusqués de tous ces solitaires. Parmi eux, après les avoir suivi dans les plus hautes tours où des harnais étaient accrochés, j’avais touché l’aspérité de la couverture noire d’un livre sur l’eugénisme et je me souviens que des flammèches m’entrelaçaient et autour de moi, les tentacules de l’innommable zigzaguaient pour s’introduire dans un crâne et ne plus faire de différenciation entre le quotient intellectuel moyen de la population et les murs attestant sur une bonne centaine de kilomètres tous les défauts, toutes les failles et tous les crashs mais aussi toute la popularité de ces refuges que l’humanité prenaient pour des puits sans fond.
