Poésie surréaliste NotesMat15

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Le lagon

Des phénomènes inexpliqués qu’on avait plus ou moins africanisé, de nouvelles divinités dans notre temple qu’on rêvait de brûler, des scénographies réfutant James Dean alors qu’on se méfiait du monde, mais aussi des troupes d’elfes facétieux préférant la nuit s’installer dans les bois qui hantent la ville à quelques kilomètres à pied de là.

Des crépuscules qui s’éveillent uniquement le matin, le journal de vingt heures qui, même dans nos rêves les plus fous, n’existe pas et des pièces sur l’échiquier comme les tours ou les fous qui enfantent les premiers rayons du soleil. Et cette nuit, et ce boucan de tous les diables, mais aussi ces tropiques qui nous ont dégoûté par leur manque de savoir-vivre…

Enfin, l’obscurité ou une faible lueur, réfrénant son chagrin, d’autres déesses qui s’agenouillent à nos pieds, et leurs charmantes jonques flottantes quadrillant le lagon, qu’on ne manquera pas de faire apparaître dans le cadre vacillant d’un tableau et disparaître de l’autre sur une autre toile…