Pour revivre chacun de nos gestes et paroles, pour s’habituer à être intransigeant sur la distance que les parfaites répliques ont eue sur les autres mais aussi pour différer la fermeture ou l’ouverture des portes à double battant des écoles occultes, il faudra dévaster la ville de Cuzco avec une armée de moucherons… Afin de bouder les tonalités beige et terre des iconoclastes, et reprendre dans le sens inverse l’aventure sur les ailes d’un couple de jars, il faudra se joindre à la foule dense. Une foule qui est, facétieusement, loin de changer de disque.
Pour que les souvenirs virtuels et les lunes de miel de ce Cardinal deviennent élastiques et pour que les oasis s’embellissent, il nous faudra beaucoup d’alcool frelaté. Afin que les souvenirs nécrosés se retrouvent piégés par nos hyènes, il faudra qu’un intense désir, celui qui est trop rapide et trop idéal pour hypnotiser la houle, nous bluffe cette fois-ci ; pour que la palette des couleurs scabreuses qu’on regrette déjà d’être les mêmes que nos émotions, et pour que notre peau de crocodile nous donne chaud, il faudra ôter à l’idéologie de nos dirigeants leur rêve d’aggraver nos crises d’adolescents, de consommateurs fous.
Enfin, pour dresser la bête ignoble nous attendant dans un cul-de-sac mais aussi pour semer le trouble et gâcher sa passion dévorante, il faudra avant tout gérer l’intendance, l’identifier comme n’étant pas tellement différente du bestiaire imaginaire du poète et lever l’interdiction des jeux, des devinettes… ces devinettes qu’on n’a jamais résolu de manière convaincante !
