Précipitamment flancher après avoir bu ces flacons de sérum transformant les gens en zombies, fabriqués dans les caves des demeures bourgeoises qui n’existent déjà plus ; rouler dans les rues ombragées de la ville où les filles se maquillent comme un mardi-gras, ranimer le spectre d’un tueur avec le masque de Scream et illuminer Byzance…
Revivre les derniers instants de ce tueur fou et refléter dans un petit bassin, bordé d’une margelle de basalte et rempli d’encre, la lumière virant au bleu pâle, au vert mousse ou au bleu outremer ; manger toutes les crèmes ambrées au chocolat, tous les poudings, tous les raisinés, toutes les mûres et les guignes, illuminer pendant de nombreuses années lumières les feux rouges décorés de fleurs fraîches pour qu’on devienne ou redevienne comme ces bonimenteurs, pour qu’on se perde aussi dans les dédales des réseaux informatiques, des rêveurs… Enfin, s’échiner à rendre crédible nos ancêtres généalogiques s’étripant encore pour gagner de l’oseille.
