Après avoir bien trop rampé dans les dédales souterrains pour attraper la bouteille de vodka, le dieu de la force qui n’avait d’intérêt que de disparaître dans les remous, les méandres, les courts-circuits, les interfaces des ordinateurs qu’on ne méritait pas de commercialiser, était à nouveau apparu. Avant d’émettre d’inauthentique interférence dans notre système, la déesse paumée des flammes qui se vantait malgré tout d’être perdue jadis dans ces dédales sombres, avait contacté Thompson…
Ce journaliste d’investigation que le dieu dessiné par Corto Maltese était envoyé paître tandis que les autres dieux parcouraient le monde obscur sans jamais avoir peur, et lorsqu’ils arrivaient, le dieu des poèmes révolutionnaires était enfin né… mais rien ne venait : rien du côté de la noirceur du joker et même les phrases intergalactiques que les dieux éméchés aimaient dire à Corto Maltese s’étaient évaporées.
Malgré tout ils les prononçaient sans comprendre leur sens et plus rien autour de leurs définitions ne semblait sombrer ; ces phrases murmurées intérieurement par les dieux des pyromanes qui sans commune mesure emmenaient des carnavals à embrunir toutes les révoltes, des émeutes pour faire sourdre sous le foin des charrues les colères démentiels du Prince au Sang Mêlé…
