Poésie surréaliste NotesMat15

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Nuits Rouges et Nuits Blanches

D’assommants pseudos amis et d’innombrables fourmilières qu’on aimerait visiter malgré tout, s’étant fait une raison quand même sur ce projet jugé fou par les autres et pour ne plus perdre pieds, la toute petite perspicacité de leurs petits habitants pouvant aller se faire foutre.

Enfoncer d’un gros coup de poing leur gueule de vide-ordures et effacer les traits satisfaits de ces hommes et de ces femmes ne comprenant rien à rien mais parlant d’un langage emprunté qui ne tente qu’à atténuer et même à minimiser nos déboires, ne voyant pas plus loin que ces hyènes riantes et qu’on se passerait bien de nourrir.

Et comme toujours, leur rabâchage et leur innocuité de fossoyeurs et de charognards à faire blêmir leur fumisterie et leur crainte concernant la hausse du baril de pétrole ; une de leurs plus grandes préoccupations ne passant jamais inaperçue, quand ils s’attardent ces pèquenots devant les caméras des émissions de télévisions et qu’ils se plaignent de leur vie cruelle alors qu’ils nous ont tous fait bouffer de la merde et ne se rendent même pas compte du mal engendré, de la douleur, des débris, des vies brisées, où il ne reste que des ruines corinthiennes complètement malades à les voir triompher.

Mais à ces gens qui se prennent pour des demi-dieux je ne leur donnerai pas ce plaisir de me voir la corde au cou et je sais qu’une nuit des choses ou des ombres effrayantes mettront fin à cette situation injuste et les nuits rouges suivantes dépasseront toutes les conceptions les plus macabres et tous les plans les plus machiavéliques pour semer la panique dans leur domaine qu’ils n’ont jamais mérité et l’infinitésimal éternité de leurs nuits blanches se concrétisera alors.