Poésie surréaliste NotesMat15

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Les étoiles noires

Dans le ciel, il n’y avait que des étoiles noires… dans les océans il n’y avait qu’une genèse qui gisait ; une histoire de cieux ultramarins virant au bleu pâle, au vert mousse ou au bleu outremer…

Dans les bordels il ne restait plus qu’à manger toutes les crèmes ambrées au chocolat, tous les poudings, et refléter dans les miroirs tous les trous noirs ; dans un petit bassin des temples zen, bordé d’une margelle de basalte et rempli d’encre, la lumière virulente de la Saison Rouge ne faisait que de débuter.

Et dans les dédales des réseaux informatiques, des rêveurs pour redevenir comme ces bonimenteurs, pour qu’ils se perdent aussi et s’échinent à rendre crédible leur ingratitude, il n’y avait que des drogues sans limite ; et pour la conception de leur zeppelin et pour qu’il ne ne soit pas en flamme à deux milles mètres d’altitudes, ils avaient tout arrêté. Et ils avaient fini la bouteille de vodka et ils avaient regardé la nuit où sous les raisinés de la lune trinquaient à leur amantes, où les festins de toutes les mûres et de toutes les guignes, de leurs brasiers, illumineraient pendant encore de nombreuses années lumières les fleurs fraîches ou les fleurs du mal si l’on en croit Charles Baudelaire !