Poésie surréaliste NotesMat15

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Un sérum et du chiffre !

Des univers qui font pleuvoir la fin des cimes, quand les clochards célestes lapident, à l’angle de la rue Caspienne et de la rue Borges, tout ce qui tourne autour des cavalcades enfiévrées et pour prendre leur RER, des flâneurs qui pieusement lisent ce qu’il y a écrit sur les panneaux de publicité… les descriptions des petites annonces parues ce matin aussi, comme ils sont endoctrinés par ce que tout qui va rester définitivement dans le formol et des descriptions qui étaient parcourues jadis par des yeux avides. Des descriptions, aussi, un brin formaliste dont les phrases colorées, sensorielles ne sont que des lapsus pour les clochards célestes.

Des univers qui, associés avec cette médicamenteuse télépathie qu’un seul homme aurait dissipé sans même en parler autour de lui, chagrinent tout ce que pouvait contenir un sérum permettant de faire exploser les courbes ascensionnelles et le chiffre d’affaire de simples laquais ; un sérum transformant les fenaisons en inutiles holographies… ou un sérum éthylique rendant les vierges complètement nymphomanes ou n’importe quelle nonne.

Alors, en se disant que des sommes faramineuses seront débloquées pour le fabriquer et en souriant pour que la prochaine hibernation élève un peu le niveau parmi leurs créateurs, des univers enflammés qui nous permettent d’importer le Formica d’un pays sans doute lointain, et certainement hindouiste ; ce sérum, que les univers obtiennent en attendant leur heure, sera vanté par la seule application localisant les positionnements de tous les bretons… Et de tous les aéroports où l’on suit de près le formatage de ces gens ; des pillards réinventant ce sacré sérum n’arrivant pas malgré tout à dissiper pas les effets d’un lendemain de fête, d’un mardi-gras, et afin de ranimer le spectre d’un tueur avec le masque de Scream et illuminer Byzance, d’autres univers qui réaniment vigoureusement ce qui gît encore dans la cage aux homards…