Poésie surréaliste NotesMat15

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Des gnomes et des elfes

Descendant à travers bois, des gnomes et des elfes enfantant d’autres forêts ténébreuses ; et pour ranimer cette vieille machine pas belle et comprendre son fonctionnement afin que notre mission soit terminée, le thermomètre qui s’arrête sur une température n’étant pas mortellement douloureuse… 

Une température qui nous donne cette féroce envie de culbuter une nymphette sur la pelouse des universités américaines ou dans la neige, puis de vagues silhouettes qui imaginent dans un train hors de contrôle, les péripéties de ces Esquimaux, ces esquimaux qui resteront à jamais à l’intérieur de ses wagons pour rêver.

Un rêve dont l’engrenage s’allège au fur et à mesure que la machine progresse, ou donne des réponses incohérentes. Des réponses incohérentes et des explications tout aussi incohérentes, tandis qu’on fume des joints, en se demandant si les enfants pâles ont claqué. Puis, se dessinant lentement dans la poussière, ses invocations pour que le train soit désorienté et afin que la découverte du trésor des elfes et des gnomes évapore toutes nos idées de résistances ; alors le désir peut apparaître et en imaginant les seins nus de leurs femmes mais aussi les traînes orageuses, hélicoïdales de ces cieux qui sont tombés sur notre système ferroviaire, il ne reste enfin que l’incompréhension phénoménale de ces ombres grimaçantes, un soir d’hiver.