Se jeter dans la vase malsaine encombrant un moteur dont le voyage immobile affole les processeurs les plus sophistiqués…
Et se dire qu’on pourrait joindre à sa vraisemblance fantomatique ce que les belles probabilités, comme au poker, ont dotée en intelligence artificielle : puis faire évoluer le Projet Chaos avec ces mêmes processeurs et avec ces ordinateurs encore plus sophistiqués quand leurs sens du suspense s’affolent. Et quand tu les prends pour de potentielles cibles et pensent les liquider en moins de temps que leur surréaliste pensée, se fourvoyer sur tous les plans et leurs préférer ainsi leur omnisciente simultanéité au bout de dix minutes seulement…
Et quand ils t’ouvrent un étrange chemin pour l’asile psychiatrique ou pour un espace où les érables pourraient enfin s’épanouir, tu es à la fois l’un des plus riches de la planète mais dès qu’ils te montrent, en ouvrant une fenêtre et une webcam sur ton écran, qu’il n’y a plus un seul cercle de protection sur qui compter, alors tu te dis que tu es entouré de flammes et que tu es bel et bien au milieu et que tu vas brûler vif. Aussi vif que l’unique fantasme de ton dieu se pommadant encore et dessinant ce qu’il restait à instiller de Corto Maltese.
Et qu’ils ont fait paître tandis que les autres dieux ne voulaient pas se dénuder : un atlantique effeuillage que leur monde obscur, leur Dark Web de mules forniquant à la lune trop haute, n’arrive pas à cannibaliser.
