C’était une fâcheuse aventure pour les gens surannés aimant l’obsolescence et toutes ces choses désuètes et la liste des grands érables avait fait malgré tout tourné dans tous les disques durs leur désir de se venger une bonne fois pour toute. C’était une fâcheuse aventure pour leur projet destructeur mais dès qu’ils m’avaient récupéré à l’aéroport, j’avais réinstallé cette application me préparant mentalement pour un voyage invisible à Johannesburg, et je voyais déjà les karts se faufiler dans ses ruelles où tant d’attentats avaient eu lieu.
C’était une fâcheuse aventure pour ces courses-poursuites qui se terminaient à Londres, et pour faire blêmir les champs du Kansas et transformer en best-seller la bible des cours boursiers lors de nos morbides époques contemporaines, je me débattais pour faire revenir à la vie Kadhafi, et aussitôt à Prague dans la ville où Kafka était né, leurs genèses aux origines douteuses s’affichèrent sur l’écran de mon ordinateur…
C’était une fâcheuse aventure et même en Judée, les oriflammes s’enflammèrent, alors que j’essayais d’accentuer un peu plus le côté noble de toutes ces bibliothèques de fictions et de non-fictions sans y parvenir, car elle restait un mystère… un mystère que seul un cheminement spirituel à l’abbaye d’Orval pouvait engendrer comme ces rêves éthérés, ce vide aussi, et affûter tout autant leur vacuité !
