Poésie surréaliste NotesMat15

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Déclin et apogée

D’immenses crevasses, des obstacles qui à première vue sont infranchissables, mais aussi des passages dans la neige et les congères épaisses qui se sont ouverts… à ce moment là, il ne nous reste plus qu’un seul bretzel qu’on partage en deux, et on distingue alors, parmi les ombres qui sévissent toujours, deux yeux jaunes nous fixant à travers les branchages et les feuillages qui longent les crevasses.

Les yeux jaunes et malades de Fante. Alors les fleurs tout autour de nous se mettent à faner, comme sous l’effet d’une sorcellerie d’outre-tombe, en abandonnant leur pistil ou leur pollen avant de crever, agonisantes ; le vent charriant tout ça sur les grandes Places Napoléoniennes des villes et des villages d’à côté. Et les abandonnant en trainées noirâtres sur le papier journal où l’on a publié l’avènement de quelques pauvres types se grisant dans l’étuve des baignoires brûlantes… avant d’être recongelés car les dynasties connaissent toutes leurs apogées !