Chaque fois que je m’éveille c’est la nuit, la nuit noire et jamais le désir ne se fait languir ; nuit d’encre bestiale que seul le cercle des initiés dissimule dans les palais épiscopaux pour narguer les ploutocrates, trop lisses et trouvant facilement le sommeil quand vient la nuisible tout autant que paisible nuit de l’ennui. Ceux-ci, dans leur rêve même, congédient la fureur des séismes, le boucan forcené des brûlants cataclysmes, les lunes qui se flagellent ou qui en tout cas ne symbolisent plus que leurs déprimants déchets, d’ailleurs où est-elle cette lune qu’on a tant mystifiée comme si une nuée de cloportes s’y promenait en permanence ?
