Poésie surréaliste NotesMat15

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Les crânes cloutés des Jivaros

La porte d’entrée émit un cliquetis, se déverrouilla et s’entrouvrit : sans être débusqué, le clébard cabochard se glissa, comme sous les racines d’un baobab ; des photocopieuses et des photogrammes imprégnaient l’air de la geôle par un parfum entêtant d’épouvantail fermenté, grouillant d’helminthes.
Alors va, bon chien. Va nettoyer la ville. Tue, Rex, tue, les chats, les maîtres, les femmes, les enfants, les vieux, les puissants, tue-les tous, et ramène-moi leurs têtes comme les Jivaros, leur crâne clouté où le secret des bâtisseurs réside, quand les bactéries, les virus et les microbes des épidémies ne pourront plus jamais s’évanouir et lorsque les multitudes de blindés en feront de délicieux petits pains au saucisson. (Le blizzard aidant et les cabales se montant alors, le règne de leur terreur s’étendra) et malgré toutes les oligarchies miséricordieuses essayant de rétablir l’ordre, les carnages des centaures continueront à mettre en cercueil ; une série de deuil qui autrefois aurait pu paraître insignifiante autrefois, devrait perdurer dans une espèce de flottement général…