Poésie surréaliste NotesMat15

• •

Les artefacts de Constantin Sélène

« Un jour, j’en ai eu assez. Assez de chercher la vacuité puisque je la portais en moi. Assez des gens peu drôles. Assez de ce que j’écrivais aussi. Alors, j’ai tout arrêté. J’ai fini la bouteille de vodka et j’ai regardé la nuit. Dans le ciel, il n’y avait que des étoiles noires… »

Une danse insidieuse et inouïe dans la boue pour que Constantin Sélène, professeur émérite à la chaire des langues sémitiques de l’université de Rhode Island, nous afflige d’une désastreuse expertise.

Une danse insidieuse dans la boue pour qu’une échancrure, frauduleuse comme toutes les sexualités, impudique comme tous ceux qui vivent tout nu à San Francisco, nous aide à trouver la malle qui pourtant nous attendait là juste sous nos yeux. Une danse et une douleur incertaine quand, quelques secondes plus tôt dans le rouge, la grande prêtresse vêtue d’un simple négligé utilise les artefacts magiques du professeur Sélène ; celui qui était largement reconnu comme autorité en matière d’inscriptions anciennes, et dont les directeurs n’avaient plus à craindre ses questionnements hasardeux !