Je lui demandais de se tenir tranquille et ne l’autorisais qu’à briser son visage dans le miroir et tant qu’il n’y aurait pas de bonbons pour le dessert à gagner, je m’efforçais, en traversant une sorte de poussière diaphane, de jouer aux jeux des convenances quand un genre d’Elfe euphorique grimpa jusqu’à notre antre ténébreux au milieu des champs d’où jaillissait la pluie à l’envers.
Et sur tous ses appareils vidéographiques qu’il avait emmenés, le gamin, un certain Kashi, on pouvait voir un ciel qui jaunissait, un Ciel qui punirait tôt ou tard les impies comme nous mais on se disait que le magot qu’on avait payé en le fractionnant à nos anciens tortionnaires suffisait à nous sauver et limiterait la casse quant à cette malédiction miséricordieuse. Et de toute façon on ne s’occupait qu’à récolter le pavot ou les lys de cette vallée où l’on croisait aussi des gnomes n’ayant comme nous aucun scrupule… Mais déjà les nouilles dans la caverne étaient à ébullition, elle se remit en marche pour éteindre le feu ; il faisait à tel point un froid de canard que la toupie de Kashi poudroyait de la neige et des cristaux de glace sur nos perruques blondes et bien frisées en tournant elle-aussi dans le mauvais sens.
