Poésie surréaliste NotesMat15

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Ciel rougeâtre et abysses sans fond

Au-dessus des parasols, il y avait un ciel rougeâtre qui peut-être pouvait punir les solitaires et qui trouait les fenêtres de notre cabane ainsi que l’ombrelle en peau de chevreuil de nos intemporelles tops modèles ; c’était un dimanche après-midi de printemps au large de l’océan et les écumes s’épuisaient à consteller les mansardes de nos chantres de carton-pâte.

Leurs abymes où l’on transgressait les lois et les embargos de la guerre du Kippour, les tours et les fous de conflits israélo-arabes étant assiégés pendant ces doux moments doux où l’on se conformait au machiavélisme de nos religieux…
Et où l’on se couvrait de lambeaux sans maussaderie : d’anciens kimonos de judo ou de jiu-jitsu qui ne garantissaient au grand jamais d’un esprit de lucre et dont les relents nauséabonds qui en émanaient se figeaient dans l’air vermeil du soleil couchant et qui étaient curieusement représentés sur les lambris des murs de notre arrière-cour !
Puis sur une brochure présentant la photo d’un ours blanc, et qui vantait le triomphe de Krishna et ses succès à déranger bien comme il faut la tête des déchets humains, on dessina avec un pastel d’un noir de jais des arpenteurs de lacs en plaçant aussi sous leurs semelles tout ce qui pouvait lubriquement se maintenir en vie malgré l’amoncellement des sacs-poubelles de vingt litres attirant des rats féroces prêts à en découdre, malgré l’invasion des mouches tsé-tsé, malgré la horde des chiens errants qui avait conquis tous les territoires !