La noirceur de Thompson et des bouteilles de rhum s’immiscant entre les ruines, humant jusqu’à Saint-Denis, jusqu’à Saint-Cloud, ce qu’il y a de plus logique et surtout d’entièrement sensoriel de nos lois gravitationnelles qu’on pourrait inverser en jouant notre dernier va-tout ; la noirceur unique des indiennes et la noirceur des empires qu’il ne reste plus qu’à conquérir, des niveaux de conscience huppée, des prestidigitateurs et même de leurs offrandes à des dieux tombés en désuétude ; la noirceur des véritables guerriers et des authentiques chamans lorsque leur fantasmagorie se cache sous les draps de ces dieux, ou de ces géants des forêts sidérales.
La noirceur du joker que la noirceur de Thompson tente de cacher parmi le pastel des peintres dans la lignée de Rembrandt, avec tout le reste, et la noirceur des kilomètres, tout aussi unique, qui nous reste à parcourir avant de dénoncer tout un tas de conspirations ; la noirceur des loges pour trafiquer les ventes des Tamagotchi et la noirceur du café à la place de la noirceur des démons vendant à la sauvette des plans authentiquement machiavéliques, et la noirceur des grands chemins, des systèmes aussi, pour que nos stances soient celles des orfèvres et la noirceur des délires pour se proclamer le roi des démonistes, et quintupler les platitudes des guetteurs, et de leur roi qui relancera la machine pour plus tard.
Et pour s’abrutir, la noirceur des ruelles et des défilés rocailleux où le créateur du Blue Whale Challenge sombre dans une ataraxie léthargique, la noirceur des temples et des Khmers rouges comme une ligne directrice pour ulcérer les effluves nauséabonds de tous nos vandales et la noirceur des nuits d’écriture léchées par des flammes voltigeantes, et qui s’autogénérent en brouillant le système informatique des réseaux ferroviaires perdant ainsi leur wagon où les tagueurs ont renoncé à leur côté obscur et xénophobe pour mieux faire taire les salves funestes, lasses, nuptiales de ces guerres qu’on allume ici et là ; la noirceur des guerres quand nous apprenons de nos ancêtres que les yourtes de notre enfance étaient maculés de cacaos ; ce même cacao que les lunes de cristal, zébrées d’un seul nuage présageant le pire, envisagent de faire disparaître à jamais.
