Poésie surréaliste NotesMat15

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Les zébrures de l’échiquier

L’aube dessinait des cygnes que j’apercevais à travers la fumée de la yourte, des dieux sans tête et des litanies presque joviales aussi qui se bornaient à se censurer d’elles-mêmes, à ressembler aussi aux vieilles complaintes de nos ancêtres ; l’aube dessinait ainsi subtilement des anneaux avec leurs zigzags complètement ravageurs et truculents, inventoriant et quadrillant les terres en jachère, et qu’on pouvait glaner, mais en les glanant, cela faisait halluciner l’odeur de la terre, puissante et subtile, euphorisante et ulcérée ; et qui gèlerait un jour de Carême en nouant les cravates des pendus xénophobes ! 

Et cette odeur qu’on couplait avec quelque chose de paranormal, quelque chose de paranormal qui fulminait en ce moment, avait fait jaillir ce mal vengeur, ces mortelles paralysies qui nous nourrissaient pourtant ainsi que l’humeur des cascades et inventoriaient tout ce qui ressemblait à cette aube qu’un katana ou un sabre aurait attenter à ses jours, car il y avait bien, comme un chant orphique au sud.

Et tout autour de nous cette aube putrescente ne s’orientant que pour former un cercle brûlant… Un cercle de protection dans un wagon-citerne qui aurait été assurément localisé en Alaska si les cascades et leurs humeurs s’étaient jetées assurément depuis une esplanade où des défis à réaliser chaque jour influençaient la paralittérature. En les gravant dans le marbre, ils limitaient les dégâts pouvant se quintupler avec ces affreuses zébrures sur l’échiquier !