Des astronautes, pour faire trempette dans la pinte de Bukowski, attrapaient les ailes de mouche de Stephen King, afin de parvenir au point de non-perception et pour meubler le vide immense, leur mission se confondait avec celle des bénédictins, avec celle des oracles et des saltimbanques.
Et tout en s’égarant dans les disques durs des ordinateurs ou en s’enfonçant dans la nuit ou la vase, ils revenaient nous hanter ou se diluaient avec toute cette vie ayant complètement changé ; changé au point de rejoindre les formes les plus extravagantes du cosmos, la chaleur aussi des tropiques… Et les cosmonautes recherchaient, par son aide, la fréquence vibratoire et spirituelle d’une Joconde ; et dehors quelques pétales de ciel blanc arrachés laissaient un tapis feuillu de fresques qu’on ne pouvait voir tout simplement et uniquement si on connaissait bien l’univers.
Et comme les cosmonautes parcourant les âges pour peindre la rosace de Notre-Dame, les verres des artistes, à côté d’eux tous nus, se coloraient d’une noirceur optimiste… et qui effaçaient les songes offusqués de tous ces solitaires. Parmi eux, après les avoir suivis dans les plus hautes cavités stellaires, il y avait un cosmonaute qui rêvait secrètement de percevoir le cri sinistre de cette étoile noire, déchirant les ténèbres.
