Poésie surréaliste NotesMat15

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Les cheveux des elfes

Les cheveux des elfes à vendre et, pour nous réconcilier, la sorcellerie des veuves noires qui brûlent et afin de les prémunir de la fumée se dégageant de certaines yourtes, un poète de passage, Hugues Vian, qualifie tout ça de surréaliste ; et sur les rails des wagons-citernes, des poutrelles sur des milliers de kilomètres à étreindre et à explorer tous les rêves.

Leur noirceur optimiste à optimiser cependant… et qui efface des songes offusqués à annihiler tous les projets sanguinaires de ces jeunes femmes solitaires. Parmi elles, après les avoir suivis dans les plus hautes cavités stellaires, il y a une geisha qui rêve secrètement de percevoir un cri sinistre, à nuancer toutefois.

Puis le naufrage de leur étoile noire qu’on a peine à flasher, déchirant le fleuve des ténèbres descendant avec de sourdes plaintes. Et il y a aussi la mouvance de Daesh à intérioriser, à intérioriser car il ne reste là qu’une jeune femme d’origine syrienne tendant des pièges aux plus célèbres enquêteurs, et qui s’est retranchée là au fond du gouffre où les univers complotent pour un attentat à faire languir toutes les vierges impures. Ce qui revient à en substituer la souffrance magnifique, quand, criblée de balles par les forces françaises, elle abandonne ce sang qui coule comme de l’huile de carter rouge… et entre ses deux battements de cœur qui ne demande qu’à s’ouvrir comme un secret à garder, le Temps perd son temps à peindre cette fresque se trouvant dans la chambre de la Joconde dont la tapisserie est zébrée de hiéroglyphes…