Avant d’émettre d’inauthentiques et de désuètes interférences informatiques, l’humeur de la matrice nouait des intrigues à nos dépens, affamait la fumée de nos yourtes, mais attisait aussi le calme zen de nos déités dans nos temples.
Cependant, en prenant le temps de déambuler en costume de ville usé et trempé, la résistance s’organisait pour croître sous les pluies diluviennes de juillet (ce qui lui aurait donné un surcroît de charisme si les transactions de toutes ces vieilles machines pas belles ne s’étaient pas plantées quant à la description de ses qualités) et maintenant elle semblait complètement larguée par l’alchimie musicale, malgré tout dépassée, des cyclopes herculéens errant dans les rues parisiennes ; et j’avais vu la porte du wagon-citerne où je m’étais réfugié, s’entrebâiller tout doucement, et tout près de l’étroite ouverture, j’avais aperçu leurs yeux brillants se fixer sur moi avec une expression que l’on ne pouvait ni imaginer encore moins la définir sans quintupler son intensité diabolique.
Ensuite sur des murs courant sur des milliers de kilomètres, on avait affiché leur portait robot qui avait ulcéré aussi bien les révolutions littéraires que la vigueur des failles spatio-temporelles ; il y avait aussi, comme une vieille usurière languissante se finissant à la vodka, la déesse paumée des années sidérales que les autres dieux de l’acropole avaient fait rager, et qui se vantait malgré tout de tenir bien l’alcool mais, entre temps, le dieu des poèmes révolutionnaires était enfin né… mais rien n’était venu : pas même ses muses qui avaient substitué à la noirceur des cuites d’été ou des euphémismes d’hiver un peu d’inspiration grandiloquente ne méritant qu’à être rapidement oubliée !
